Les vertes années

Je parlais l’autre jour avec un ami de Shahnour Aznavourian, qui vous connaissez comme Charles Aznavour.  J’ai dit que je regrette de ne pas avoir l’entendu en concert, et qu’il va avoir 88 ans en mai. Puis, je suis allé à son site, où j’ai appris qu’il donnera deux concerts à Montréal et trois à New-York en avril.

Mon ami a dit, “Le lapin Energizer français/arménien…”

C’est vrai.  Et j’ai aimé beaucoup de ses chansons, particulièrement celui-ci,  de laquelle j’ai appris le mot “bouleversé.”

Nous étions tous les deux
Étendus sur la lande
Tu regardais les cieux
Moi je te contemplais
Le roux de tes cheveux
Dénoués sur la lande
Sur le vert de l’ Irlande
Était vague de feu

We were alone together
stretched out on the moor
you looked up at the sky
I was studying you
The red of your hair
Spread out on the moor
against the green of Ireland
was a wave of flame

De nos vertes années
Qui verrouillaient l’ enfance
Dont je n’ ai malgré moi
Jamais rien oublié
De nos vertes années
En as-tu souvenance
Viennent-elles parfois
Tendrement éclairer
Un coin de tes pensées
Nos vertes années ?

Our green years
that marked off our childhood
about which I’ve never, in spite of myself
forgotten a thing —
Do you think about them,
those green years?
Do they come sometimes
softly lighting up
a corner of your thoughts,
our green years?

À la brise d’ été
Tu offrais ton visage
Et tu semblais rêver
Sans savoir qu’ en mon cœur
Venait de se lever
La tempête et l’ orage
Car je demeurais sage
Pudique et bouleversé.

You lifted your face
to the summer breeze
and you seemed to be dreaming
without knowing that inside me
a storm, a tempest, had just arisen–
because I remained well-behaved,
sensible…and overwhelmed.

De nos vertes années
Qui s’ ouvraient sur la vie
Et qui vivent à feu doux
Au fil de mes pensées
De nos vertes années
J’ en ai la nostalgie
Que reviennent pour nous
Le temps d’ un seul été
Du fond de leur passé
De nos vertes années

Our green years
that opened onto life
and that still glow warmly
in the stream of my thoughts–
I’m nostalgic for those green years
If only they could return for us,
just one summer’s worth
from the depths of the past
our green years.

2 thoughts on “Les vertes années”

  1. Je l’ai vu en concert, dans une émission de télévision, à Détroit. Il parlait anglais, et pour introduire “Emmenez-moi” il a dit que c’est plus facile d’être paurve dans un pays chaud que dans un pays froid.

    J’aime aussi “Ils Sont Tombés,” “Le Cabotin,” et “Non, Je N’ai Rien Oublié.” Je l’écoute la dernière pendant que j’écris ceci, et j’ai ri tout haut quand il chantait “Toi, tu n’as pas changé, la coiffure peut-être.”

    J’ai lu sa autobiographie, et j’ai trouvé que, même quand il était jeune, il était acteur. C’est très évident dans ses concerts.

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