Champlain et les “canos”

Voici quelques phrases écrit par Samuel de Champlain (en le français de 1604), dans son Des Sauvages, ou, Voyages de Samuel Chaplain, de Brouage, fait en la France nouvelle, l’an mil six cens trois: 

Nous fusmes par terre dans les bois pour en veoir la fin, où il y a une lieue, & où l’on ne voit plus de rochers ny de saults, mais l’eau y va si viste qu’il est impossible de plus; & ce courant contient quelque trois ou quatres lieues: de façon que c’est en vain de s’imaginer que l’on peust faire passer aucuns bateaux par lesdicts saults. Mais qui les voudroit passer, il se faudroit accommoder des Canos des Sauvages, qu’un homme peut porter aisement: car de porter bateaux, c’est chose laquelle ne se peut faire en si bref temps comme il le faudroit pour pouvoir s’en retourner en France, si l’on n’y hyveroit: Et outre ce sault premier, il y en a dix autres, la plus part difficilles à passer: de façon que ce seroit de grandes peines & travaux pour pouvoir voir, & faire ce que l’on pourroit se promettre pas basteau, si ce n’estoit à grands frais & despense, & encores en danger de travailler en vain: mais avec les canots des Sauvages l’on peut aller librement & promptement en toutes les terres, tant aux petites Rivieres comme aux grandes: Si bien qu’en se gouvernant par le moyen desdits Sauvages & de leurs canots, l’on pourra voir tout ce qui se peut, bon & mauvais, dans un an ou deux. *

[En ce temps-là, Champlain n’a pas écrit l’accent grave avec ses E, et souvent ce qu’on épelle aujourd’hui avec un circonflexe est écrit avec un S (estre pour être).]

Après j’ai lu avec tant de plaisir Champlain’s Dream,ma femme m’a donné Samuel Champlain before 1604 (duquel vous pouvez lire plus ci-dessous). C’est un livre sérieux et savant, rempli de notes, avec des œuvres de Champlain et sur lui en la versione originale française et en anglaise.

Les éditeurs ont écrit de cette sélection qu’elle comprend les observations les plus aigus et de grande envergure dans le livre de Champlain. C’est parce que Champlain a compris la nécessité d’apprendre et de suivre l’exemple des gens qui vivaient dans ce qui est maintenant le Québec.

Les bateaux des européens étaient trop grands, trop lourds et trop rigides pour naviguer dans les rivières, particulièrement aves des nombreux chutes.

Les éditeurs ont écrit aussi que le mot “Sauvage,”  qui Champlain utilisait pour les natifs du Canada, avait un sens neutre — un peuple qui mènent leur vie dans la nature.

Les paroles de Champlain viennent de Samuel de Champlain before 1604: Des Sauvages and Other Documents Relating to the Period (Samuel de Champlain avant 1604: Des Sauvages et autres documents relatifs à la période), de Conrad E. Heidenreich et K. Janet Ritch.

 

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