Au paradis avec toi

J’écoute encore à Zachary Richard. Ceci est une des chansons que je souhaite auraient plus de paroles, parce que les images me semblent si vivant

Au paradis avec toi

A ce matin, c’était la tristesse
Qui m’a réveillé.
J’ai senti son toucher sur mon épaule.
J’ai ouvert mes yeux pour voir à travers mes larmes,
Ton oreiller était toujours froid.

It was sadness 
that woke me this morning–
I felt it touch me on the shoulder
I opened my eyes to see through my tears:
Your pillow was still cold.

Mais la nuit passée,
Je fais serment que j’ai dansé
Au paradis avec toi.

But only last night
I swear, I was dancing with you
in Paradise.

Whiskey, whiskey, c’est mon seul ami,
A qui je peux raconter mes histoires.
Comme la nuit passée, je fais serment que j’ai dansé
Au paradis avec toi.

Whiskey, whiskey
The only friend I can tell my troubles to
Like last night, when I could swear
I was dancing with you in Paradise.

Oulbies pas la promesse
Que tu m’avais donné,
De revenir chaque nuit avant que je m’endors.
Je t’attendrai auprès de ton oreiller,
Pour une autre chance de te revoir.

Don’t forget the promise
You made me
To return each night before I fall asleep
I’ll be waiting, next to your pillow,
For one more chance to see you again.

Comme la nuit passée,
Je fais serment que j’ai dansé
Au paradis avec toi.

Like just last night
I swear, I was dancing with you
in Paradise.

Whiskey, whiskey, c’est mon seul ami,
A qui je peux raconter mes histoires.
Comme la nuit passée, je fais serment que j’ai dansé
Au paradis avec toi.

Whiskey, whiskey
The only friend I can tell my troubles to
Like last night, when I could swear
I was dancing with you in Paradise.

Johnny Danser

J’avais l’habitude de dire que je n’étais pas danseur. Je suis souvent gêné; je ne crois pas que je suis gracieux ou même que je sache ce que je fais.

Mais, il y a quelques années, ma femme et moi avons pris des leçons de danse ceili irlandaise. Un ceili (mot de gaélique irlandais qui se prononce comme quai-lit) est un parti avec de la musique et de la danse. Les danses ceili sont des danses de groupe, comme celle-ci.

La vidéo vous mont des gens qui apprennent le Haymaker’s Jig (La gigue des faiseurs du foin).

Même si je n’étais pas très bon à la dance ceili, j’y trouvé beaucoup de plaisir. Et récemment, en écoutant cette chanson de Zachary Richard, je souris chaque fois qu’il chante:

Le monde venait d’aussi loin que le Texas…
Les bonhommes pour étudier les nuance des mon style

Alors, qu’est-ce que la danse ceili et une chason de la Louisiane ont en commun? Les deux me donnent l’envie de danser, quel que soit le maladroit que je pourrais être.

JOHNNY DANSER

Je suis né sous la pleine lune au début du printemps,
Et j’ai souvenir de toujours aimer danser.
Déjà à un tendre âge, faisais des nouveaux pas
Que personne ne connaissait.

I was born under the full moon at the beginning of spring.
And I remember always loving to dance.
At a tender age, I was already creating new steps
That no one knew.

Et tout d’un coup je suis devenu le meilleur danseur du pays,
Le monde venait d’aussi loin que le Texas.
Les bonhommes pour étudier les nuance des mon style,
Les jeunes filles pour tenter leur chance.

All of a sudden, I was the best dancer in the country,
People came from as far away as Texas,
The men to study the nuances of my style,
And the women to try their luck.

Chœur / Chorus:

Danse, danse, danse
Danse, ma chère jolie.
Si toi tu me donnes la chance
Je vais te montrer comment ce qu’on fait la gigue.
Danse, danse, danse.
C’est moi Johnny Danser.
Danse, danse, danse.
C’est la danse qui va sauver ta vie.

Dance, dance, dance,
Dance my pretty one,
If you give me the chance
I’ll show you how to dance the jig.
Dance, dance, dance,
I am Johnny Danser.
Dance, dance, dance,
Dancing can save your life.

Tout les jours dans les honky-tonks
Ca fait beaucoup de dégats.
Fumer des cigarettes et boire trop de whiskey.
Un beau jour à l’hôpital, la mort tout près de mon lit.
Je me rappelle encore ce que le médecin m’avait dit:

Every night in the honk-tonks
Causes a lot of damage.
Smoking cigarettes and drinking too much whiskey.
One fine day in the hospital, death hovering over my bed.
I’ll never forget what the doctor said to me :

Chœur / Chorus:

Danse, danse, danse
Danse, ma chère jolie.
Si toi tu me donnes la chance
Je vais te montrer comment ce qu’on fait la gigue.
Danse, danse, danse.
C’est moi Johnny Danser.
Danse, danse, danse.
C’est la danse qui va sauver ta vie.

Dance, dance, dance,
Dance my pretty one,
If you give me the chance
I’ll show you how to dance the jig.
Dance, dance, dance,
I am Johnny Danser.
Dance, dance, dance,
Dancing can save your life.

Et aujourd’hui je suis connu dans tout le monde entier,
Je me promène en limousine et en jet privé.
Des beux habits, des bagues en or et toutes les femmes que je désire.
Et tout est dû au bonheur de mes pieds.

Today I am known around the world,
I travel in limousines and private jets.
Fine clothes, rings of gold and all of the women I desire,
And it’s all on account of the happiness of my feet.

Chœur / Chorus:

Danse, danse, danse
Danse, ma chère jolie.
Si toi tu me donnes la chance
Je vais te montrer comment ce qu’on fait la gigue.
Danse, danse, danse.
C’est moi Johnny Danser.
Danse, danse, danse.
C’est la danse qui va sauver ta vie.

Dance, dance, dance,
Dance my pretty one,
If you give me the chance
I’ll show you how to dance the jig.
Dance, dance, dance,
I am Johnny Danser.
Dance, dance, dance,
Dancing can save your life.

 

 

Zachary m’enseigne le français “Au bord du Lac Bijou”

Voici la troisième chanson de Zachary Richard que j’ai mis dans la charrette. C’est parce que j’ai écoute son album Cap Enragé dans ma voiture. Mon français n’est pas assez fort pour comprendre toutes les paroles des chansons. Donc, il me semble que, parce que j’ai l’envie de mieux comprendre l’histoire de chaque chanson, Richard est comme un professeur.

Par exemple, dans la chanson Au bord du Lac Bijou:

    • La rivière rejoint la levée: je n’ai pas su “rejoindre.”
    • Dedans: même si je reconnais ce mot, il ne fait pas parti de mon vocabulaire actif
    • Serré: un verbe que je ne savais pas

Évidemment, il y a de grandes lacunes dans mon français. Mais pendant toute ma vie, j’ai toujours voulu entendre l’histoire — c’est-à-dire, comprendre plus pas seulement l’histoire racontée, mais l’histoire derrière l’histoire.

Avec les chansons que j’ai partagé ici dans ma charrette, qu’ils soient en français ou dans une autre langue, je veux les saisir — comme Richard chante, les tiens serré.

Au bord du Lac Bijou

Dans le Sud de la Louisianne, dans le bois d’Attakapas,
Où la rivière rejoint la levée.
Planté dans l’anse est un vieux chêne vert,
Au bord du Lac Bijou.

In South Louisiana, In the Attakapas wood
Where the river meets the levee
Planted in the cove is an old live oak
On the shore of Lake Bijou

Dans son feuillage, où les branches font leur crochet,
Les hirondelles reviennent chaque printemps.
Ils se réfugient dedans ce chêne vert,
Au bord du Lac Bijou.

Amongst its leaves, in the tangle of the branches
The swallows return every spring
They find refuge in that old oak
On the shore of Lake Bijou

Chœur / Chorus:

Tourne, tourne dans mes bras.
Tien moi serré encore.
Reste avec moi en bas ce chêne vert
Au bord du Lac Bijou.

Turn, turn in my arms
Hold me tight once again
Stay with me underneath the live oak tree
On the shore of Lake Bijou

C’était l’année de cinquante et sept,
La première fois je les ai vu.
Les deux ensemble, se bâtir un nid
Au bord du Lac Bijou.

It was in 1957
The first time that I saw them.
The two together, building their nest
On the shore of Lake Bijou

Ils revenaient quand l’hiver était fini,
Je les appelais Pierre et Marie.
Un grand monsieur, noir comme la nuit,
Sa demoiselle avec lui.

They would return when the winter was done
I called them Pierre and Marie
A big «Monsieur » black as the night.
His lady by his side

Chœur / Chorus

Pendant le carême ce dernier mois d’avril,
Je lui ai vu une dernière fois,
Un oiseau seul, posé sur sa branche
Au bord du Lac Bijou.

During Lent this last April
I saw him one last time
A lone bird, waiting on his branch
On the shore of Lake Bijou

Il restait tranquille, son coeur après se casser,
Guettant du matin au soir,
Jusqu’au dimanche qu’il est parti aussi
Du bord du Lac Bijou

He was still, his heart breaking
Watching from morning until night
Until that Sunday when he was gone
From the shore of Lake Bijou

Tourne, tourne dans mes bras.
Tien moi serré encore.
Reste avec moi en bas ce chêne vert
Au bord du Lac Bijou.

Turn, turn in my arms
Hold me tight once again
Stay with me underneath the live oak tree
On the shore of Lake Bijou

Une autre version, avec Richard et Isabelle Boulay (même si elle n’est pas habillée pour le bayou):

Travailler, c’est trop dur

Aujourd’hui j’ai dû à conduire une longue distance, et je viens de retourner chez moi très tard. Mais je ne suis pas trop fatigué, parce que j’ai voyagé avec les chansons de Zachary Richard, comme celle-ci (il chante à la fête nationale du Québec en 2008.

Travailler c’est trop dur

Chœur / Chorus

Travailler c’est trop dur,
Et voler c’est pas beau.
Demander la charité
C’est quelque chose
Que j’peux pas faire.
Chaque jour que moi je vis,
On me demande de quoi moi je vis,
Je dis que je vis sur l’amour
Et j’espère de vivre vieux.

Working is too hard,
And stealing is not pretty,
Asking for charity
Is something that I cannot do.
Each day that I live,
They ask me, on what do you survive,
I say I live on love,
And I hope to live old.

Moi je prends mon violon
Et j’attrape mon archet,
Et je joue ma veille valse
Pour faire mes amis danser.
Vous connaissez mes chers amis
La vie est bien bien trop courte
Pour se faire des misères,
Allons danser ce soir.

I take my fiddle,
And I grab my bow,
I play my old waltz
To make my friends dance.
You know, dear friends,
That life is too short
To live in sorrow,
Tonight, let’s dance.

Chœur / Chorus

Moi je fais la musique
C’est presque tous les soirs,
Après trainer tout par tout
Et puis chanter dans les whiskie bars,
Et des fois, tu connais,
J’aimerais lacher, puis m’en aller,
Mais je suis venu ce soir
Pour le plaisir de chanter.

I play music
Just about every night.
Going all around
Singing in bars.
Sometime, you know,
I could give up and just go home,
But I have come tonight
For the pleasure of singing.

Chœur / Chorus

Je danse avec toi

Je viens de lire un tweet de Michelle Monette, une québécoise qui je suis sur Twitter. Elle a partagé cette chason de Mes Aïeux, Je danse avec toi. Il y a trop longtemps depuis que j’ai fait une traduction d’une chanson française. Celle-ci est parfait pour la Saint-Sylvestre, qui, si vous me demandez, est un temp de réflexion, ainsi que de la célébration et de l’espoir.

La lumière te fait la peau bleue et ça te va bien
Encore un verre ou deux ça ira mieux peut-être bien
La musique a des ailes et tu fais corps avec elle
Pour chasser les corbeaux qui tournent autour de mon ciel

The light made you skin blue, and that looked good on you
Another glass or so would be pretty good as well
Music has wings, and you provide the body for it
To chase away the crows that circle in my sky

Je danse avec toi, en pensée, sans bouger
Je danse avec toi

I’m dancing with you, in my mind, without moving
I’m dancing with you

Tu ramènes tes cheveux et tu dégages ton visage
Tu relèves les yeux, me vois-tu dans l’image
On dirait bien que oui, on dirait même que t’as souri
J’ai souri moi aussi, ensorcelé par ta magie

You draw back your hair, your face has cleared
You raise your eyes — do you see me in the picture?
I think so — and I think you smiled
I smiled too, bewitched by your magic

Je danse avec toi, en pensée, sans bouger
Je danse avec toi

I’m dancing with you, in my mind, without moving
I’m dancing with you

Si je tente ma chance, franchis la distance, si je te rejoins
Si sur le plancher de danse je tordais le bras du destin
Malgré mon pas mal assuré
Mademoiselle voulez-vous danser
La bastringue à mes côtés?

If I try my luck, close the distance, if I join you
If on the dance floor I dare to arm-wrestle with fate
Despite my awkward steps
Miss, do you want to dance
La bastringue at my side?

Mon coeœur s’emballe, mon verre se cale, je reconnais la cadence
D’un air de rock d’une autre époque, je me lève, je me lance
Ce n’est pas moi si près de toi, je n’ose pas y croire
Parmi la foule, me choisiras-tu encore ce soir?

My heart’s racing, my glass emptied itself, I remember the rhythm
Of a rock song from another time — I get up, I begin
It can’t be me so close to you — I don’t dare believe it
In all this crowd, would you choose me again tonight?

Je danse avec toi sur un ancien refrain
Je danse avec toi
Tu danses avec moi dans les lignes de ma main
Tu danses avec moi

I’m dancing with you to an old refrain
I’m dancing with yuo
You’re dancing with me, in the lines of my hand
You’re dancing with me

Le temps, les tourments, les enfants, les détours de la vie
Mon corps, mon petit coeœur battant n’a qu’une seule et unique envie
Malgré le poids de nos années
Mademoiselle, voulez-vous danser
La bastingue à mes côtés?

Time, torments, children, the detours of life
My body, my beating heart has a single, unique desire
Despite the weight of our years
Miss, would you dance
La bastingue at my side?

Oui monsieur je veux bien danser
La bastringue, la bastringue
Oui monsieur je veux bien danser
La bastringue va continuer

Yes, sir, I would very much like to dance
La bastringue, la bastringue
Yes, I’d very much like to dance
La bastringue will go on.

En cherchant ce que “la bastringue” veut dire, j’ai appris que c’est une danse traditionelle du Québec. Voici deux versions: la première a l’air d’aujourd’hui:

Et l’autre, également charmante, “de rock d’une autre époque.” La femme ici semble être La Bolduc (Mary Rose Anna Travers, née en Gaspésie en 1894). Un des commentaires dit que l’homme avec qui La Bolduc chante est Ovila Légaré.

Mes sous-titres

Il y a quelques mois, j’ai découvert Universal Subtitles (Sous-titres universels). Ceci est un site où on peut télécharger le lien pour un vidéo, et après, ajouter des sous-titres. (Il me semble que le site s’appelle maintenant Amara, mais le URL reste universalsubtitles.org )

L’idée m’est venu que je pourrais essayer quelques traductions. Donc, jý ai tapé les paroles en français pour une chanson, et après, ma traduction en anglais.

Pendant que vous regardez une vidéo, vous pouvez choisir la traduction en français ou en anglais avec la petite flèche en bas à gauche de l’écran.

J’avais essayé mettre une de mes vidéos ici, mais jusqu’à hier,  je n’avais pas eu de chance. Tel qu’il est, le processus de la mettre dans un billet de blog est un peu délicat. Ou devrais-je dire non fiable?

Je te reviens, mon Acadie

J’ai trouvé cette vidéo par hazard sur YouTube. Apparemment, c’était fait à Chéticamp, en Nouvelle-Écosse. J’aime comment les jeunes chanteuses semblent détendues, confortables et heureuses de chanter avec l’homme qui joue à la guitare.

J’ai cherché les paroles en ligne, sans succès. Alors, j’ai écouté la chanson plusiers fois, et je mets ici dans la charrette les paroles comme je les comprends.

Si je me trompe, ou si vous les comprenez mieux que moi, s’il vous plaît dites-le dans un commentaire. (J’ai utilisé des éllipses pour des mots ou phrases que je ne sais pas.)

*** Mise à jour, le 29 juillet 2013:

Je viens de recevoir un courriel de Paul Gallant, le joueur de guitare dans cette vidéo. Il a eu la gentillesse de m’envoyer la version la plus récente de la chanson.

JE TE REVIENS, MON ACADIE

J’ai perdu track de toutes ces années
où je fais tous  pour t’oublier
Comme Saint-Pierre j’ai fait la carrière
de trembler  de peur de te renier.

I’ve lost track of how many years
I did everything to forget you
Like St. Peter I chose my path;
I shook with fear from rejecting you.

Je t’ai quitté sans jamais partir
de mon coin pays où j’avais grandi.
J’étais si fier, si arrogant,
que je n’avais pas besoin de toi.

I abandoned you without ever leaving
my little corner where I was raised
I was so proud, so arrogant
That I wouldn’t ever need you. 

Je te reviens, mon Acadie,
comme un enfant qui était perdu.
Bercez, bercez-moi dans tes bras
Je veux récréer ces années perdues.

I’m returning to you, my Acadie
like a child who was lost
cradle me in your arms
I want to retrieve those lost years.

Danser la nuit pour fêter ton histoire
Je t’offre un cadeau
Cette chant, cette hymne
Car je te reviens, mon Acadie.

Dancing in the night to celebrate your story
I offer you a gift
This song, this hymn
Because I’m returning to you, my Acadie.

J’avais oublié ta langue si douce
toutes ses chansons et ses poèmes
Je pouvais lire dans ton visage
que tu me manquais; ça te faisait de la peine.

I had forgotten your sweet language
All its songs and its poems
I could see in your face
how much you had missed me, and that caused you pain.

Mais je suis de retour à tes côtés
Et plus jamais je m’en irai
du pays d’Évangéline
Acadien je mourirai

But I’m coming back to your side
And never again will I leave
the country of Evangeline
I will die an Acadien

Je te reviens, mon Acadie
comme un enfant qui était perdu
Bercez, bercez-moi dans tes bras
Je veux récréer ces années perdues

I’m returning to you, my Acadie
like a child who was lost
cradle me in your arms
I want to re-create those lost years.

Danser la nuit pour fêter ton histoire
Je t’offre  un cadeau
Cette chant, cette hymne
Car je te reviens, mon Acadie.

Dancing in the night to celebrate your story
I’m offering you a gift
this song, this hymn
Because I’m returning to you, my Acadie.

Réveille

Je viens de découvrir cette chanson de Zachary Richard. Il est Cajun–c’est-à-dire, ses aïeux étaient des acadiens qui sont venus à la Louisane après le Grand Dérangement.  Au commencement, il dit:

Je lance un appel au secour de la part des acadiens de la Lousiane. On a tombé de la falaise, mais on n’a pas encore touché la terre.

La prochaine génération louisiane sera la première probablement de parle pas le français depuis deux cent ans — ou de comprendre que, à sauvegarde la langue française, c’est pas d’empecher l’assimilation des paroles anglo-américaines dans vocabulaire, mais c’est d’empecher l’assimilations de la communauté francophone à la frontière.

(I call for help on behalf of the Acadiens of Louisiana. We have fallen off the cliff, but we have not yet struck the ground.  The next generation in Louisiana will probably be the first in two hundred years not to speak french, or to understand that preserving the French language does not mean preventing the assimilation of Anglo-American words into our vocabulary — but preventing the assimilation of the French-speaking community on the border.)

L’histoire du Grand Dérangement m’intéresse beaucoup, à la fois que je suis né en Nouvelle-Écosse et que certains de mes propres ancêtres ont été forcées de quitter ses Highlands de l’Écosse.

On peut dire que chaque peuple a ses propres histoires tristes. Peut-être nous ne saurons jamais lesquelles des Malécites, des Micmacs, ou des Passamaquoddy, qui vivaient au Canada (ou ce que nous appelons maintenant Canada) depuis des centaines d’années avant Samuel de Champlain, Jean Cabot, ou Christophe Colomb.

Mais la perte d’une histoire ne signifie pas qu’une autre ne vaut pas dire. Ce n’est pas une question de faire rancune à quelqu’un ou de déterrer la hache. Pour moi, c’est plus une question de mieux comprendre le sort d’autres personnes et d’autres temps, et de découvrir ce que je peux apprendre.

Réveille, réveille,
C’est les goddams* qui viennent,
Bruler la récolte.
Réveille, réveille,
Hommes acadiens,
Pour sauver le village.

* Zachary Richard dit sur son site que les acadiens ont appelé les soldats qui les ont expulsés les “goddams” après le mot anglais goddamned (sacré) parce que c’était le mot le plus souvent parlé par ces hommes.

Réveille, awake,
The Goddams* are coming,
To burn the harvest.
Réveille, awake,
Acadians,
To save the village.

* Zachart Richard says on his web page that the Acadiens called the soldiers who expelled them “goddams” because the English word “goddamned” was the one heard most from these men.

Mon grand-grand-grand père
Est venu de la Bretagne,
Le sang de ma famille
Est mouillé l’Acadie.
Et là les maudits viennent
Nous chasser comme des bêtes,
Détruire les familles,
Nous jeter tous au vent.

My great great great grandfather,
Came from Brittany,
The blood of my family
Has nourished Acadie.
And now the accursed ones come,
Chasing us like cattle,
Destroying the families,
Throwing us to the wind.

Réveille, réveille,
C’est les goddams qui viennent,
Bruler la récolte.
Réveille, réveille,
Hommes acadiens,
Pour sauver le village.

Réveille, awake,
The Goddams are coming,
To burn the harvest.
Réveille, awake,
Acadians,
To save the village.

J’ai vu mon pauvre père.
Il était fait prisonnier.
Pendant que ma mère, ma chère mère
Elle braillait.
J’ai vu ma belle maison
Était mise aux flammes,
Et moi je suis resté orphelin,
Orphelin de l’Acadie.

I saw my father
Made prisoner,
While my dear mother
Could not stop from crying.
I saw our beautiful home
Put to the torch,
And I have become an orphan,
An orphan of l’Acadie.

Réveille, réveille,
C’est les goddams qui viennent,
Voler la récolte.
Réveille, réveille,
Hommes acadiens,
Pour sauver le village.

Réveille, awake,
The Goddams are coming,
To steal the harvest.
Réveille, awake,
Acadians,
To save the village.

J’ai entendu parler
De monter avec Beausoleil.
Pour prendre le fusil
Battre les sacrés maudits.
J’ai entendu parlé
D’aller dans la Louisianne
Pour trouver de la bonne paix
Là-bas dans la Louisianne.

I have heard tell
Of going with Beausoleil
To take up arms
And fight the accursed ones,
I have heard tell
Of going to Louisiana,
To find peace
There in Louisiana.

Réveille, réveille,
C’est les goddams qui viennent,
Bruler la récolte.
Réveille, réveille,
Hommes acadiens,
Pour sauver le village.

Réveille, réveille,
C’est les goddams qui viennent,
Voler les enfants.
Réveille, réveille,
Hommes acadiens,
Pour sauver l’héritage.

Réveille, awake,
The Goddams are coming,
To burn the harvest.
Réveille, awake,
Acadians,
To save the village.

Réveille, awake,
The Goddams are coming,
To steal our children.
Réveille, awake,
Acadians,
To save our heritage.

Les vertes années

Je parlais l’autre jour avec un ami de Shahnour Aznavourian, qui vous connaissez comme Charles Aznavour.  J’ai dit que je regrette de ne pas avoir l’entendu en concert, et qu’il va avoir 88 ans en mai. Puis, je suis allé à son site, où j’ai appris qu’il donnera deux concerts à Montréal et trois à New-York en avril.

Mon ami a dit, “Le lapin Energizer français/arménien…”

C’est vrai.  Et j’ai aimé beaucoup de ses chansons, particulièrement celui-ci,  de laquelle j’ai appris le mot “bouleversé.”

Nous étions tous les deux
Étendus sur la lande
Tu regardais les cieux
Moi je te contemplais
Le roux de tes cheveux
Dénoués sur la lande
Sur le vert de l’ Irlande
Était vague de feu

We were alone together
stretched out on the moor
you looked up at the sky
I was studying you
The red of your hair
Spread out on the moor
against the green of Ireland
was a wave of flame

De nos vertes années
Qui verrouillaient l’ enfance
Dont je n’ ai malgré moi
Jamais rien oublié
De nos vertes années
En as-tu souvenance
Viennent-elles parfois
Tendrement éclairer
Un coin de tes pensées
Nos vertes années ?

Our green years
that marked off our childhood
about which I’ve never, in spite of myself
forgotten a thing —
Do you think about them,
those green years?
Do they come sometimes
softly lighting up
a corner of your thoughts,
our green years?

À la brise d’ été
Tu offrais ton visage
Et tu semblais rêver
Sans savoir qu’ en mon cœur
Venait de se lever
La tempête et l’ orage
Car je demeurais sage
Pudique et bouleversé.

You lifted your face
to the summer breeze
and you seemed to be dreaming
without knowing that inside me
a storm, a tempest, had just arisen–
because I remained well-behaved,
sensible…and overwhelmed.

De nos vertes années
Qui s’ ouvraient sur la vie
Et qui vivent à feu doux
Au fil de mes pensées
De nos vertes années
J’ en ai la nostalgie
Que reviennent pour nous
Le temps d’ un seul été
Du fond de leur passé
De nos vertes années

Our green years
that opened onto life
and that still glow warmly
in the stream of my thoughts–
I’m nostalgic for those green years
If only they could return for us,
just one summer’s worth
from the depths of the past
our green years.

La bohème

Voici une des premières chansons françaises que j’ai appris.  Comme “la vie en rose,” c’est difficile à traduire “la bohème” en anglais.  On peut dire “the bohemian life” (la vie bohème), mais “bohemian” en anglais suggère des “beatniks” des 1960s.  Alors, j’ai gardé lóriginal en français.

Je vous parle d’un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l’humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C’est là qu’on s’est connu
Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue

I’ll tell you about a time
that people undeer 20
can’t know
Montmartre, back then,
heaped its lilacs
up to the windowsills
and even if the modest furnished room
that was our nest
wasn’t much to look at
that’s where we met:
Me, always complaining of hunger
And you, who posed in the nude

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on est heureux
La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu’un jour sur deux

La bohème, la bohème
It meant we were happy
La bohème, la bohème
We only ate every second day

Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d’y croire
Et quand quelque bistro
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l’hiver

In the nearby cafés
we were the somebodies
waiting for fame

and even though miserable
with empty stomachs
we never stopped believing in it
and when some bistro
in exchange for a good, hot meal
would take a canvas from us
we’d recite poetry
grouped around the stove
forgetting winter

La bohème, la bohème
Ça voulait dire tu es jolie
La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie

La bohème, la bohème
It meant you were pretty
La bohème, la bohème
and all of us were brilliant

Souvent il m’arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d’un sein
Du galbe d’une hanche
Et ce n’est qu’au matin
Qu’on s’asseyait enfin
Devant un café-crème
Epuisés mais ravis
Fallait-il que l’on s’aime
Et qu’on aime la vie

It often happens
in front of my easel
I’d spend sleepless nights
touching up the design
of the line of a breast
the curve of a hip

and it wasn’t until morning
that we sat at last
with a
café-crème
exhausted but happy
we were destined to love each other
and to love life

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on a vingt ans
La bohème, la bohème
Et nous vivions de l’air du temps

La bohème, la bohème
it meant we were twenty
La bohème, la bohème
and we were living in the spirit of the times

Quand au hasard des jours
Je m’en vais faire un tour
A mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus
Ni les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse
En haut d’un escalier
Je cherche l’atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau décor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts

It happened, the other day,
that I took a trip
to my old address
I didn’t recognize
the walls or the streets
that saw my youth
I looked for the studio
but there’s nothing left
in its new setting
Montmartre seems sad
and the lilacs are dead

La bohème, la bohème
On était jeunes, on était fous
La bohème, la bohème
Ça ne veut plus rien dire du tout

La bohème, la bohème
we were young, we were mad
La bohème, la bohème
it doesn’t mean anything at all